Le théâtre en Algérie

Algérie, espace algérien de Firdaous.com

Un nouveau théâtre est en train d’émerger à partir d’Oran pour toucher l’ensemble du pays. De nouvelles formations théâtrales ont été constituées par des jeunes pour prendre le relais et faire sortir le théâtre algérien de sa routine.

Un vent de jeunesse souffle sur le théâtre d’Oran avec une nouvelle génération d’acteurs du théâtre. Des sujets d’actualité concernant le plus grand nombre et surtout les jeunes sont traités par la troupe Hamoun Boutlélis qui arrive à faire le plein dans les salles à tel point que les responsables de cette troupe songent aux perspectives d’exploitation du spectacle. D’autres groupes apportent leur nouvelle expérience en montant « en indépendants » des pièces théâtrales. En tout, cinquante troupes indépendantes existent à l’échelle nationale indépendamment des collectifs légers qui se sont lancés dans le théâtre comique filmé en vidéo, une autre forme de théâtre qui épargne le déplacement dans les salles.

Les institutions culturelles d’Oran commencent à s’intéresser à cet engouement en le capitalisant. Ainsi, le théâtre régional d’Oran prépare la nouvelle année 2007, après une année 2006 bien remplie, en incluant des jeunes comédiens dans le nouveau projet. Le centre culturel français d’Oran s’ouvre à l’art dramatique en montant des spectacles nationaux dans l’avenir. Des portes qui s’ouvrent grâce à l’abnégation d’artistes qui refusent de céder à l’abdication.

Les nouvelles troupes thératrales respectent l’héritage des anciens mais ne le suivent pas ; ils sont plus dans la quête d’une expression artistique conforme à leurs besoins (ceux du moment). Ils ne tournent pas le dos à leur passé mais ne se sentent pas obligés de regarder continuellement en arrière. Elles s’inscrivent dans la remise en question et non dans la nostalgie. La production théâtrale en Algérie est irrégulière. Les œuvres présentées aux publics ne comblent pas les vides mais il y a une envie de hisser le théâtre algérien à un niveau plus élevé de qualité.

Les nouveaux collectifs qui n’ont pas les moyens de l’Etat tentent dans leur remise en question de se créer de nouvelles esthétiques d’inventer d’autres manières de pratiquer, de rompre avec le rituel des commémorations. Certes, ils n’ont pas l’expérience « requise » mais un contact vivant avec le public. Et ce n’est pas faire preuve de satisfaction face à cette nouvelle tendance que d’affirmer que la relève qui croit ce qu’elle fait et qui nourrit chaque jour l’espoir de faire mieux.

Alger, capitale de la culture arabe 2007 >>

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