Tahar Rahim dans Les Anarchistes

Sorti presque au même moment que le dernier volet des James Bond, « Les anarchistes », ce film d’infiltrés de production française aurait pu passer inaperçu. C’était sans compter sur le côté ambitieux du scénario, une histoire qui se passe dans le décor de Paris à l’aube du siècle dernier, mais aussi sur les acteurs en tête d’affiche : une fascinante Adèle Exarchopoulos aux côtés de Tahar Rahim, un nom aujourd’hui très bien connu du cinéma français.

Ses origines et sa passion pour le cinéma
Issu d’une famille d’origine algérienne, Tahar Rahim est né et a grandi à Belfort dans le Franche-Comté. Fasciné par le cinéma depuis toujours, il passe son adolescence à « s’évader » dans les salles. Après son bac et 2 années d’études « perdues » en fac de sport puis en math-informatique, il entame ses études cinématographiques à l’Université Paul-Valéry de Montpellier.

De ses débuts timides à la consécration
Ses premiers pas dans le cinéma, il les a faits en 2005 dans un documentaire réalisé par son ami Cyril Menegun : Tahar l’étudiant. Cette première expérience devant la caméra est alors inspirée de la vie de l’époque de l’acteur. Une docu-fiction qui va lui être bénéfique car elle lui permettra de décrocher un premier rôle en 2007 dans le feuilleton « La Commune » puis le rôle principal, celui de Malik El Djebena dans « Un prophète » de Jacques Audiart en 2009. C’est la consécration pour Tahar Rahim puisque ce rôle lui a valu plusieurs récompenses dont un César du meilleur acteur et celui du meilleur espoir en 2010. « Un Prophète » lui a surtout ouvert la porte par la suite à des rôles dans une dizaine de longs-métrages en plus de lui avoir donné l’occasion de rencontrer sa femme, l’actrice Leila Bekhti, avec laquelle il est marié depuis 2010.

Sa filmographie ponctuée entre les films d’auteurs et grand public
Ses références cinématographiques ? Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo, Robert De Niro, Al Pacino, Dustin Hoffman, bref, ces « grands hommes » du cinéma des années 70 et 80 qu’il « dévorait » pendant son adolescence. C’est à la suite du succès de « Un Prophète » qu’il a garni son parcours cinématographique en travaillant avec Jean-Jacques Annaud dans « Or Noir » aux côtés d’Antonio Banderas; avec Asghar Farhadi dans « Le Passé », avec Ertic Toledano et Olivier Nakache dans « Samba » et plus récemment avec Elie Wajeman dans « Les Anarchistes », présenté en ouverture de la Semaine de la critique cette année à Cannes.
Il alterne alors les projets entre les films d’auteur et les films plus « grand public ». Et depuis 2011, il a également une carrière internationale. Il a ainsi décroché un rôle dans « L’Aigle de la Neuvième Légion » (The Eagle) de Kevin Macdonal ou « Love and Bruises » de Lou Ye pour ne citer que quelques-uns des projets auxquels il a pris part. Un autre moyen pour lui de voyager à travers le monde en passant par l’Asie qu’il affectionne particulièrement tant sur le plan cinématographique que sur le plan humain.

Les Anarchistes, un film d’infiltrés ambitieux
Sorti le 11 novembre dernier, l’histoire se déroule à Paris à l’aube du 20ème siècle. Jean Albertini, un jeune policier incarné par Tahar Rahim est envoyé en mission d’infiltration dans un groupe d’anarchistes. Une mission qu’il honore au début afin de monter en grade mais qui se complique quand il intègre réellement le groupe. Le brigadier développe alors un attachement de plus en plus important et est de plus en plus divisé au fur et à mesure qu’il avance dans sa mission. Ce film est l’occasion de revoir un Tahar Rahim passionné, un caméléon au cinéma qui enfile à merveille tous les rôles et tous les costumes et dont le jeu reflète bien le parcours bien diversifié par lequel il est passé que ce soit dans les productions françaises que les projets internationaux.

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