Le fléau de la drogue dans le monde arabe

Divers - Firdaous.com

Cannabis, héroïne, shit, beuh, cocaïne, autant de noms pour désigner un des plus grands fléaux de notre époque : la drogue. Les raisons évoqués par les consommateurs ? La curiosité avant tout, l’envie d’enfreindre les interdits, mais aussi les problèmes rencontrés dans la vie de tous les jours et la vie familiale et surtout de mauvaises influences. Et si au départ, ce sont surtout les personnes issues de certaines classes sociales (hautes et très basses) qui s’y adonnaient, aujourd’hui la drogue s’est répandue dans toutes les couches. Certains pays, qui n’étaient auparavant que des pays où la drogue passait, deviennent des pays de consommation, à l’instar de l’Algérie.

L’Egypte, le Liban et le Maghreb arabe sont souvent traversés par des trafiquants de drogue qui tentent de fourguer leur marchandise tant dans le monde arabe que dans les pays européens. Les trafiquants de drogue n’ont pas hésité d’ailleurs à faire preuve « d’originalité », puisqu’ils sont même allés à élever des animaux de bétail pour qu’ils fassent l’aller-retour entre les frontière de deux pays, en transportant de la drogue.

Longtemps, les pays du monde arabe ont cherché des solutions en réprimandant violement les drogués et les dealers, en faisant des patrouilles, en mettant des gardes à chaque frontière. Malheureusement, il est aujourd’hui évident, que loin de baisser, la drogue ne cesse au contraire d’augmenter, de se répandre et de toucher surtout – ce qui est peut-être le plus terrifiant- de plus en plus de jeunes dans le monde arabe.

Face à une telle situation et pour lutter ce fléau, il est urgent de concentrer tous les efforts vers les compagnes de communication et de sensibilisation. Les jeunes doivent avoir conscience de ce qu’est la drogue. Pour cela, on peut utiliser divers supports : les publicités à la télévision, sur les panneaux d’affichages, sur les sites Internet populaires, faire de petites démonstrations et des conférences dans les écoles et lycées, mettre en place des numéros d’appel pour toxicomanes et ouvrir des centres d’accueils. L’urgence est donc que les jeunes comprennent que la drogue n’est pas un petit passe-temps de jeunesse mais bien une menace pour leur santé.

Le problème avec les personnes qui se droguent, est qu’elles voient rarement des raisons pour arrêter. Pourtant, on le sait aujourd’hui, la drogue ne rend pas heureux : elle procure un petit sentiment illusoire de bonheur qui, une fois évaporé, rend la réalité plus difficile à vivre sans drogue. Il y a donc rapidement accoutumance et dépendance.

Le monde arabe doit se préoccuper rapidement de ce fléau : un rapport émanant des Nations unies indique qu’il y a près de 10 millions de toxicomanes dans le monde arabe ! Un chiffre pour le moins effarent et révélateur d’un certain laisser-aller ou au moins d’une certaine incapacité à gérer le problème.

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