Salon International du livre d’Alger, entre censure et grogne

Divers - Firdaous.com

Le salon international du livre d’Alger (SILA) est impatiemment attendu chaque année tant par les algériens que par les éditeurs étrangers. Ce rendez-vous attire en effet une immense foule, et est, l’une des rares occasions pour les algériens d’acheter des livres étrangers. Cette année, le 13e salon a cependant connu une série d’interdictions, de censures et de scandales.

D’abord la grogne de certains libraires qui jugeaient aberrante l’interdiction de vendre plus de 100 exemplaires par titre, et l’obligation de représenter un éditeur pour pouvoir être présent au Salon. Grogne qui a frôlé l’incident lorsque certains exposants syriens ont prévenu les organisateurs qu’ils ne viendront pas l’année prochaine, si les conditions demeuraient inchangées.

Ensuite l’absence injustifiée de l’écrivain Yasmina Khadra, qui a décidé de boycotter le salon, sans donner de raisons. Directeur du centre culturel Algérien, il a publié récemment un nouveau roman « ce que la jour doit à la nuit ».
Enfin, les censures qu’on connu tant les éditeurs, les importateurs que les écrivains. Mohamed Benchicou est en tête de liste puisque son livre est formellement interdit, ensuite viennent « Le silence de Mahomet » de Salim Bachi, « le village allemand » de Boualem Sansal et un essai de Youssef Seddik, islamologue Tunisien. Mais surtout, le limogeage d’Amin Zaoui, grand homme de lettres, romancier et directeur de la bibliothèque nationale, qui s’est vu remercier à quelques jours du salon. Il est à regretter qu’un salon qui avait toujours su se distinguer auparavant, soit aujourd’hui associé à la censure et aux interdictions les plus incompréhensibles.

Une bonne nouvelle cependant est à retenir : le prix 2008 du salon international du livre d’Alger sera décerné mardi prochain (4 novembre) à l’écrivain algérien Amara Lakhouse pour son roman paru aux éditions Barzakh, « Choc des civilisations pour un ascenseur Piazza Vittorio ».

3 thoughts on “Salon International du livre d’Alger, entre censure et grogne

  1. il y a eu pas mal d’écrivain que je ne connaissais pas – mais par contre j’ai pu voir n nouvel auteur du nom de LEILA GREFFON – elle a écrit un livre qui s’appelle yasmine et la plume magique – j’ai acheté ce livre je l’ai lue je le trouve extra – pour un auteur jeune et pour la première fois qu’elle publie un livre chapeau – bon courage pour le prochain livre s’il est en route et bonne chance – il faut encourager ces jeunes écrivains

  2. dommage il y a eu beaucoup de censures et d’interdiction on n’a pas pu apprècier nos écrivains qu’on aime tant comme yasmina khadra et bien d’autres

  3. je voudrais participer aux concours littéraires comment faire?comment trouver les adresses utiles?aidez-moi s’il vous plait .merci

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*