Bilan du festival de la littérature et du livre de jeunesse d’Alger

Divers - Firdaous.com

Alger a créé l’événement cet été en lançant son tout premier festival de la littérature et du livre de jeunesse. Annoncé à grandes pompes par madame Khalida Toumi, ministre de la culture, il s’est déroulé du 21 au 29 août, à l’esplanade Riadh el Feth. Plus de 70 éditeurs ont été conviés, et une pléiade d’écrivains ont répondu présent pour faire de ce festival, une occasion de faire découvrir le plaisir de lire aux enfants et aux jeunes.

Ce premier festival de la littérature et du livre de la jeunesse visait à mettre à l’honneur la littérature tant nationale qu’étrangère tout en encourageant les jeunes à s’adonner au plaisir de lire. Et pour motiver la jeunesse, rien de mieux qu’un concours de nouvelles, lancée trois semaines avant le début des festivités et ouvert à tous les jeunes de moins de 25 ans. A noter, que les nouvelles pouvaient être en arabe, en français ou en langue tamazight. Les jeunes lauréats, rayonnants, ont reçu hier leur prix (de 100 000 à 250 000 dinars), des mains des organisateurs et en présence du ministre de la culture.

Ils n’étaient pas les seuls à être rayonnants : les enfants ont été sans doutes les rois du festival : ils ont littéralement envahi l’esplanade – d’habitude désert- tout au long de la semaine. Avec leur rire, leurs questions parfois incongrues, et leur curiosité ils ont su apporter gaieté et animation aux stands où se tenaient des écrivains tels que Rachid Boudjedra, Anouar Benmalek ou encore Mohamed Bouhamidi. Véritables héros du festival, les enfants ont ensuite fait connaissance avec la coopérative « les amis de Tchikano » et se sont amusés avec des jeux d’échec version géante.

Une réussite donc ce festival ? Peut-être mais avec un bémol : Les 15-25 ans semblaient complètement absents de cette manifestation. Presque aucun jeune n’est venu, que ce soit pour se balader parmi les stands ou pour assister à l’une des innombrables tables rondes. Motif ? Certains jeunes interrogés, disent être venus le premier jour mais n’avoir rien trouvé d’intéressant en matière de livres. Il est vrai que le choix était assez réduit : la plupart des livres proposés n’étaient pas très récents, coûtaient chères ou n’intéressaient pas une jeunesse algérienne, de plus en plus éprise, de littérature algérienne moderne.

Madame Khalida Toumi, ministre de la culture, a déclaré lors du discours de clôture son désir de faire de ce festival un rendez-vous annuel mais aussi de le transporter dans les autres villes d’Algérie. Elle a aussi souligné, l’importance de produire et de diffuser la littérature en Algérie, de faire en sorte que le livre devienne accessible à tous.

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