Mahmoud Darwich nous a quitté

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Il a bercé avec ses mots des milliers de personnes, leur apportant courage et espoir, alors même qu’il ne semblait plus y en avoir. Il a écrit l’oiseau sans ailes, titre éblouissant qui illustre parfaitement la situation de la Palestin, son pays, pays sans ailes… Mahmoud Darwich est mort. Il n’écrira plus sa passion pour la justice, pour la liberté. Il ne dira plus : sois une lune. Début août, il est parti après des complications dues à une opération à cœur ouvert. Il est mort sans dire un mot. Mais le monde entier a clamé haut et fort sa tristesse, face à ce grand homme.

Poète ? Homme de lettres ? Oui, Mahmoud Darwich était tout ça mais plus encore. Il était un symbole fort qui ne s’est jamais affaibli de ce que peut être la lutte pour la paix en Palestine, son pays, son plus grand amour sans doute. Lui qui est né un 13 mars 1941, à Al-Birwas, lui qui a connu incendies et drames, ne s’est jamais remis de voir son pays en sang. Dans ses textes, dans ses discours, il disait son espoir qu’un jour, les poètes « verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. »

Certes, il n’a pu voir son vœu exaucé : la Palestine souffre toujours de mille maux, les poètes sont loin de chanter la beauté du rouge mais Mahmoud Darwich peut néanmoins se vanter d’une chose : avec la beauté de ses textes, avec ses mots justes et son engagement inébranlable, il continue aujourd’hui d’exister.

Le 9 août passé, il est mort, tirant son ultime révérence dans un hôpital de Houston aux Etats-Unis. Mahmoud Abbas, Président de l’autorité palestinienne, a décidé que ce serait un deuil national : trois jours de deuil pour tout le monde. Son cercueil recouvert d’un drapeau palestinien – drapeau qu’il affectionnait tant !- a été salué par des coups de fusil. Des milliers de palestiniens étaient présents, tenant des photos du poète au-dessus de leur tête.

Mahmoud Darwich a été mis sous terre dans un petit coin de terre près du Palais de la culture de Ramallah, lieu qu’il affectionnait et où il lui arrivait de lire des poèmes. Aujourd’hui, ce palais s’appelle Palais Darwich de la culture…

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