Le cinéma en Algérie : fantôme ou nouveau-né ?

Divers - Firdaous.com

Une palme d’or en 1975 pour Chroniques des années de braise, il n’en fallait pas plus pour faire miroiter devant les yeux de tout un pays, un avenir radieux dans le cinéma. Pourtant, force est de constater qu’aujourd’hui ce beau rêve…n’était qu’un rêve. Une palme comme un mort-né, une palme qui a suscité bien des envies et des volontés sans pour autant arriver à créer véritablement une culture du cinéma en Algérie.

Evaluation de l’état du septième art en Algérie…

De nouveaux jeunes réalisateurs tentèrent à la fin des années 70 de réaliser plusieurs films, conscients des enjeux important du cinéma. Mais l’Algérie est en pleine crise tant économique que politique, est les soutiens financiers manquent cruellement. Le terrorisme aidant, le cinéma commence par faire profil bas avant de prendre la poudre d’escampette. Les nombreux attentats visant la cinémathèque d’Alger et les cinémas algériens auront tôt fait de pousser les gens à éviter ces lieux déclarés comme des lieux de débauche.

Bien sûr, le cinéma algérien ne « meurt » pas totalement : quelques petits films rapides sont faits en Algérie pendant le terrorisme, et plusieurs films d’algériens sont réalisés en France et dans quelques autres pays. Mais il n’en demeure pas moins, que la décennie du terrorisme a violemment marqué le cinéma, plus peut-être que tous les autres arts, au point de l’anéantir.

Le début du 21e siècle apporte plusieurs bouleversements : l’Algérie n’est plus en crise politique, les gens semblent vouloir se diriger vers d’autres voies et la culture commence doucement à refaire surface…

Plusieurs réalisateurs tentent alors leur chance : des algériens, des français, des franco-algériens, des français d’Algérie, des algériens de France…bref une palette de jeunes et moins jeunes des deux rives, qui ne cessent de se croiser, caméra sur l’épaule et script à la main. Le public algérien découvre très vite « Bab El Web », « Viva l’Algérie » ou encore « Rachida ».

La tendance est très claire : certes le passé est lourd, et même impossible à oublier ou à occulter, mais on doit s’en servir pour comprendre le présent, il ne doit pas être le centre du film. Amours, haines, personnalités, adolescences, origines, famille, société, voici les thèmes qui seront privilégiés. Bref, l’Algérie du 21e siècle est une Algérie qui se veut empruntant le chemin de la modernité, le cinéma doit suivre.

Aujourd’hui, la jeunesse s’est emparée du cinéma pour le plus grand plaisir des cinéphiles. En effet, des associations culturelles oeuvrent pour restaurer les cinémas, et aider les jeunes à réaliser leurs productions.

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